Par Caro mai 22, 2026
Nous aimerions être aussi spirituels que tel homme de Dieu, ou aussi riche que telle autre personnalité. Mais même si nous faisons beaucoup d’efforts pour essayer d’imiter leur succès, la Bible dit que c’est notre entourage qui a le dernier mot.
Dans les années 90, la mode était à la question “Qu’est-ce que Jésus ferait à ma place?”, ou en anglais “What would Jesus Do?”. Pour nous aider à penser et agir comme Jésus, plusieurs chrétiens se sont alors procurés un bracelet en silicone avec les initiales WWJD, en toutes sortes de couleurs. D’autres préféraient les colliers, ou tout autre marchandise avec ces initiales. Un beau coup de marketing, mais qui avait quand même l’idée de nous encourager à ressembler à Jésus. Un objectif vraiment essentiel, mais oh combien difficile à accomplir! Et il en va de même pour les autres domaines de notre vie. Il est bon d’adopter certaines habitudes d’une personnalité qui a obtenu du succès dans un domaine que nous convoitons, mais il faut garder en tête que ces inspirations n’auront jamais un impact à long terme sur notre vie.
Pourquoi? Parce que naturellement, nous allons plutôt adopter les habitudes de notre entourage; former notre estime de soi d’après ce que les autres disent de nous. Le jugement des autres, ou du moins ce que nous croyons que notre entourage pense de nous, va directement influencer notre façon de penser ou d’agir. C’est ce que la théorie sociologique du “miroir social”, développé par Charles Horton Cooley en 1902. En fait, ce principe a été établi bien avant lui, parce qu’il est même cité dans la Bible. L’apôtre Paul l’a utilisé comme recommandation à ses contemporains : “Ne vous y trompez pas: les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs” (1 Corinthiens 15:33 LSG). Et bien avant lui, le livre de la Sagesse nous mettait aussi en garde : “Celui qui fréquente les sages devient sage, mais celui qui se plaît avec les insensés s’en trouve mal” (Proverbes 13:20 LSG).
La question à nous poser est donc “Qu’est-ce que je voudrais améliorer dans ma vie?”. Et ensuite, nous devons regarder notre entourage : notre famille, nos amis, nos collègues. Est-ce que mon entourage a la même mauvaise habitude? Si oui, vous nagez à contre-courant. Si vous voulez vraiment changer cette habitude, vous devez vous créer de nouvelles amitiés de gens qui pratiquent l’habitude que vous voulez développer.
Par exemple, si vous désirez avoir un mariage heureux, passez du temps avec des couples qui sont heureux de leur union. Si vos parents se sont divorcé ou que leur relation a toujours été difficile, vous aurez besoin d’un couple d’amis unis et épanouis ensemble pour vous aider à garder une image positive du mariage.
Regardez donc votre entourage en ce moment. C’est le miroir de votre futur. C’est ce que vous allez devenir plus tard. Si cela ne correspond pas vraiment à ce que vous voulez devenir, faites aujourd’hui un ménage dans votre cercle d’amis. Dans le même ordre d’idées, lorsque vous fréquentez une charmante personne, avant de l’épouser, portez bien attention à son entourage. Vous aurez en partie une influence sur sa vie, mais son entourage formera aussi ce qu’il ou elle deviendra. Analyser l’entourage de cette personne vous en dira long sur ses valeurs et son futur. C’est certainement à cela que Paul faisait référence lorsqu’il a dit : “Ne vous mettez pas avec les infidèles sous un joug étranger. Car quel rapport y a-t-il entre la justice et l’iniquité? ou qu’y a-t-il de commun entre la lumière et les ténèbres?” (2 Corinthiens 6:14 LSG).
Enfin, pensons aussi à ce que nous transmettons aux personnes qui nous entourent. L’apôtre Paul était si confiant dans sa conduite qu’il était capable de dire : “Je vous en conjure donc, soyez mes imitateurs” (1 Corinthiens 4:16 LSG). Pourrions-nous dire à un jeune croyant de nous imiter dans notre foi? Est-ce que notre marche en Christ est digne d’être imitée? Il ne s’agit pas seulement d’être un exemple pour nos enfants, mais d’être un chrétien modèle pour l’Église. Qu’en est-il de votre temps de fréquentations? Pourriez-vous dire à un jeune chrétien en fréquentations : “Fais comme moi”? Qu’y a-t-il dans notre conduite que nous ne voudrions pas qu’un autre chrétien nous imite? Cela est certainement un sujet à améliorer.